Bakhita

Bakhita

Véronique Olmi

Albin Michel

  • 8 février 2018

    esclavage

    Je ne connaissais rien de la vie tragique de celle qui n’a pas de nom en ouvrant ce roman maintes fois primé.

    Je découvre une petite fille qui ne se souviens pas de son nom, prise dans la violence d’un monde d’adultes, obligée de grandir vite.

    Je rencontre une jeune fille et une femme qui ne lâche la main de personne pour ne pas perdre encore le peu qu’elle possède : une amie, un repère.

    Une femme forte capable, avec ses peu de mots, d’affirmer ce qu’elle veut. Même si la société européenne ne lui permet pas de couper complètement avec sa condition d’esclave.

    Si j’ai aimé Bakhita et sa philosophie de vie : laissez venir à moi les petits enfants, je dois dire que je ne suis décidément pas fan du style de l’auteure.

    Trop d’adjectifs plaqués à la limite du superfétatoire qui brouillent le rythme du récit au lieu de lui donner du souffle.

    L’image que je retiendrai :

    Celle de Bakhita s’adressant à la lune où qu’elle soit.

    Quelques citations :

    « On pourrait croire que le monde s’ouvre, se rencontre et grandit. Il se rétrécit, se morcelle et se creuse. » (p.175)

    « Elle a traversé de nombreuses années et de nombreux pays, et elle n’a jamais vu que le même paysage, celui des hommes perdus, des mères dépossédées et des enfants sans innocence. » (p.329)


  • par (Libraire)
    6 janvier 2018

    magistral

    Enorme coup de poing.
    Bakhita a subi l'esclavage et la violence qui en découle.
    C'est l'histoire d'un combat pour survivre, une histoire d'amour pour dieu, une résilience puissante.
    Magnifique ouvrage!


  • par (Libraire)
    4 décembre 2017

    "Sois douce et bonne, ne perds jamais espoir en la vie, protège les plus jeunes que toi..." Même si elle a oublié son propre nom, Bakhita n'a jamais oublié les enseignements de sa plus tendre enfance qui ont orientés sa vie.
    Magnifique !


  • 23 novembre 2017

    Conseillé par Frédérique

    Bakhita a 7 ans lorsqu’elle est enlevée à sa famille, razziée pour devenir esclave. Une petite chose qui va vivre l’insoutenable de n’être plus rien, ne plus avoir de nom, car Bakhita n’est pas son nom ! En elle pourtant, il y a cette étincelle de vie qu’on ne peut éteindre : l’espoir d’autre chose qui la tient debout malgré tout. Rachetée à son maître turc elle réussit à partir en Italie et trouve son refuge dans un couvent d'où elle ne veut plus sortir. C’est décidé, elle épousera Jésus. Une religieuse, pourtant, ne peut pas être une esclave. Mais devant le refus obstiné de Bakhita de changer d’avis, c’est l’église dans une forme de procès - suivi avec avidité par le peuple - qui l’affranchira de la famille à qui elle a été « donnée ». Bakhita ira alors de monastère en monastère exercer diverses fonctions mais surtout elle montrera aux gens ahuris qu’une femme noire n'est ni diable, ni démon, ni simple d’esprit, ni singe savant. Un destin exceptionnel et pourtant si simple qui s’achèvera par sa béatification en octobre 2000 par le Pape Jean Paul II. Véronique Olmi nous livre une écriture à la fois poétique et lumineuse, brutale et crue, dans un livre impressionnant et par ce destin qui l'a visiblement happé.


  • par (Libraire)
    11 novembre 2017

    Bakhita retrace l'histoire extraordinaire de cette femme qui d'esclave soudanaise est devenue religieuse en Italie. Au travers de son regard empreint d'humilité profonde et d'amour, Bakhita est bouleversante. Elle subit le pire et montre le meilleur. Un roman magistral et une véritable leçon de vie, dont on ne sort pas indemne.
    Très gros coup de cœur de cette rentrée littéraire!

    Céline


  • par (Libraire)
    28 octobre 2017

    La force de la vie

    « Bakhita » c’est l’histoire d’une fillette arrachée à sa famille alors que sa sœur a disparu deux ans plus tôt, enlevée elle aussi par des négriers.
    Les faits se déroulent au Darfour vers 1870. Les enfants sont enlevés, tout comme les jeunes adultes, traités comme de la marchandise humaine pour être vendus dans des marchés d’esclaves du Soudan.
    La petite fille n’a que 7 ans, elle est terrorisée, elle est enfermée, attachée et pleure sa mère. Elle ne sait pas ce qui va lui arriver. Elle en oublie son propre prénom tellement elle a peur. On l’appellera Bakhita « la chanceuse » en Soudanais. A-t-elle eu de la chance, à ce moment-là, certainement pas. Ensuite l’avenir le dira.
    Est-ce une chance d’être très belle « une beauté de harem » disent ses ravisseurs. Bakhita sera vendue et revendue plusieurs fois à des maîtres qui lui feront subir des horreurs jusqu’au jour où elle sera rachetée par le consul d’Italie. Elle le suppliera tellement qu’il finira par accepter de l’emmener avec lui quand il repartira en Italie. Grâce à lui, elle quitte le Soudan. Après de nombreuse péripéties, Bakhita sera acceptée dans une institution religieuse, elle rentre dans les ordres, surnommée « la petite mère noire » elle sera canonisée par Jean-Paul II en 2000.
    Véronique OLMI s’est emparée de l’histoire de Bakhita pour nous restituer dans ce roman bouleversant, le destin exceptionnel de cette fillette esclave devenue sainte.
    Bakhita a dû être une telle battante pour surmonter toute cette cruauté des hommes, qu’à la fin du roman, on a le sentiment qu’elle nous a transmis un peu de sa force de vivre.


  • par (Libraire)
    20 octobre 2017

    Bakhita est née au Darfour dans les années 1860, elle grandit dans un petit village entourée
    de sa famille jusqu’au jour où elle est enlevée par des négriers qui vont faire d’elle une esclave. Elle va connaître ensuite différents maîtres qui vont lui faire subir les pires sévices …
    Un jour alors qu’elle est devenue adolescente elle est rachetée par le consul d’Italie et sa vie va en être bouleversée .
    Inspirée d’une histoire vraie l’auteur nous restitue avec vérité et émotion le surprenant parcours de cette femme qui bien qu’elle fut longtemps considérée soit comme une simple marchandise ou plus tard comme « objet » de propagande, sera une personne d’une grande bonté qui tout au long de sa vie aimera et protégera les enfants ou les gens qu’elle côtoiera.
    C’est un livre bouleversant qui met en lumière l’histoire d’une esclave déclarée une sainte en l’an 2000 mais qui pour moi m’apparaît comme une belle personne qui malgré toutes ses humiliations et ses traumatismes a toujours cru en son destin et surtout en son humanité !!!


  • 16 septembre 2017

    [**CET OUVRAGE FAIT PARTIE DE NOTRE SELECTION **](http://www.onlalu.com/quoilire?ql=29183)
    [**q u o i  l i r e ?
    l'avis des libraires

    **](http://www.onlalu.com/quoilire?ql=29183)

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Libraire)
    6 septembre 2017

    bouleversant

    Bakhita est le roman bouleversant d'une femme exceptionnelle... Véronique Olmi, après une dizaine de romans dont certains ont été récompensés, fait sa rencontre dans une petite église de Langeai en Touraine. Bouleversée par l'image de cette femme, elle décidera de mettre son talent d'écrivain pour retranscrire sa vie. Véronique Olmi trace ce parcours avec beaucoup d'émotions. Elle nous met dans la peau de Bakhita et nous la fait connaitre en nous la rendant très intime. Ce livre est plus qu'un roman, c'est une rencontre.

    Au XIXe s., alors que l'esclavage commence à être interdit en France et ailleurs, la traite négrière subsiste. C'est ainsi que Bakhita est arrachée à son Soudan natal, passe de négriers en négriers jusqu'en Italie. Elle y demandera le baptême et deviendra religieuse. Une destinée peu banal! Elle a été canonisée en 2000.


  • 4 septembre 2017

    Découverte Française

    " Roman virtuose et émouvant.
    Quelle leçon de vie et d'humanité que l'existence de Bakhita. Quelle bonne idée a eu Véronique Olmi de rendre hommage à cette femme meurtrie qui a su trouver le meilleur en l'homme et triompher des terribles épreuves qu'elle a endurées."


  • 2 septembre 2017

    Coup de coeur de Murielle

    Bakhita c'est l'histoire d'une force intérieure.
    Cette petite fille kidnappée au Darfour a eu si peur qu'elle en a oublié son nom.

    Bakhita ("la chanceuse") est le nom que les nègres lui avaient donné après son enlèvement.
    Malgré tout ce qu'elle a vécu, elle a toujours eu cette sensation que la vie est un cadeau et qu'il faut la protéger.

    Elle a su rester elle-même, vraincre la laideur, la douleur, pour ne garder que la beauté et la bonté des hommes !

    Un roman bouleversant !

    Bakhita sera la première sainte soudanaise et la première femme africaine élevée à la gloire des autels sans être martyre.

    Murielle


  • par (Libraire)
    29 août 2017

    Où l'on suit la vie (où plutôt la survie) d'une petite fille capturée à 7 ans au Darfour et qui termina sa vie dans un couvent en Italie. Une histoire forte, un roman bouleversant...


  • par (Libraire)
    3 août 2017

    Sainte Bakhita, de l'esclavage à la sainteté.

    Née au Darfour dans les années 1970, capturée à l'âge de 7 ans, puis vendue comme esclave, Bakhita finira par quitter l'Afrique et rejoindre l'Italie. Elle quitte la souffrance et la douleur, mais l'absence de fouets signifie-t-elle pour autant la liberté ? Celle qui perçut plusieurs fois la grâce, qui parle aux étoiles, finira après une longue marche, par arriver chez elle chez les sœurs canossiennes.

    Véronique Olmi, grâce à son écriture délicate et fine, donne la possibilité au lecteur d'être touché par la vie et l'humanité de cette femme-enfant.

    Plus qu'un roman, la découverte de la vie de témoin de celle qui fût toujours présente pour les petits alors qu'elle même a tout oublié de son enfance, mais qui a su poursuivre son chemin même dans les heures les plus sombres.


  • par (Libraire)
    29 juillet 2017

    Une grâce

    "Bakhita" touche et émeut profondément le lecteur emporté par le destin et l'humanité de ce personnage singulier et universel, un lecteur happé par le souffle littéraire et le tissage romanesque de Véronique Olmi qui révèle les blessures profondes et les guérit à la fois par la grâce de ses mots.

    Personnage authentique, Bakhita est née au Soudan au 19e siècle. Razziée enfant, mise en esclavage, elle deviendra religieuse en Italie par le hasard du destin peut-être, par son courage et sa force intérieure sûrement. De cette trajectoire hors du commun qui traverse les époques et les continents, Véronique Olmi dresse une grande figure romanesque qui possède à la fois un caractère singulier exceptionnel et porte en elle une humanité universelle. Dans un style vif, alerte et palpitant de page en page, le roman s'approche au plus près de cette femme noire dépossédée de sa famille, de son enfance, de sa langue, de sa liberté et de son nom. Des pertes et des blessures inguérissables qui ne tarissent pas la force de vie de Bakhita pour se construire une identité et se porter encore et toujours vers les autres. Portrait de femme autant que d'une époque, peuplé de multiples personnages qui donnent chair à cette histoire, "Bakhita" emporte le lecteur dans un tissage romanesque de grande et belle ampleur.