La soustraction des possibles

La soustraction des possibles

Joseph Incardona

Finitude

  • par (Nouvelle librairie Sétoise)
    9 mai 2020

    Rouage infernal

    Il était une fois l'histoire d'hommes et femmes pris dans l'engrenage d'une vie soumise à la force des flux financiers et de l'avidité sans limite d'un système entièrement dédié à sa propre reproduction...
    Incardona ne se cache pas derrière ces personnages, il est là, il nous raconte cette histoire les yeux dans les yeux et il est parfois difficile de ne pas ciller tant sa langue se fait matière, brûlante, violente... voici un grand roman sur les leviers qui font basculer les destins, les broient ou les épargnent... un grand roman !


  • 29 avril 2020

    Au-delà du propos sur la marche du monde tel qu'il va (mal), c'est avant tout un ton qu'on aime suivre où bon lui semble.
    Guillaume


  • par (Fontaine Luberon)
    13 avril 2020

    la soustraction des possibles

    Roman ambitieux et brillant portrait du petit monde de la finance suisse des années 80, "la soustraction des possibles" entremêle les points de vue de différents protagonistes, narrés par un narrateur omniscient. Celui-ci observe les grandes ambitions et presque inévitables dérives de chacun, emportés par leurs désirs aussi bien cupides que sentimentaux. Et les deux ne font pas souvent bon ménage.
    Véritable thriller aux relents d'histoire d'amour impossible, nous devenons nous aussi spectateurs des multiples jeux de pouvoirs de ce monde où il faudra être bien avisé et très malin pour se tailler la part du lion.
    N'hésitez pas à vous jeter au plus vite sur ce lingot d'or littéraire, pour une lecture haletante assurée !


  • 6 avril 2020

    amour, banque

    J’ai dévoré ce roman comme une pâtisserie jamais écœurante.

    Est-ce le cadre ? Est-ce le cadre ? Genève et ses banques, ses couples sans difficultés financières, ses femmes aux corps parfaits, ses salons feutrés.

    Sont-ce les personnages ? Aldo prof de tennis et gigolo en hiver ; Svetlana et sa fille qu’elle élève seule ; Odile folle éperdue d’Aldo et prête à tout pour lui ; Christophe Noir banquier sans scrupule ; le couple Horst et Julia ; Mimi la corse qui règle les problèmes elle-même.

    Est-ce le récit qui se met en place lentement : on entre dans l’intimité de chaque personnage jusqu’au gros coup final.

    Est-ce le ton si spécial : le narrateur prend à partie le lecteur, anticipe, joue avec ses nerfs.

    Il est beaucoup question des romans de Charles-Ferdinand Ramuz, auteur helvétique que je n’ai jamais lu.

    Même si la haute finance est un mystère pour vous comme pour moi, l’auteur réussi le tour de force de passionner le lecteur avec des personnages attachants ou repoussants et une narration vivante.

    Quelques citations :

    La jalousie. Souffrance à l’état pur. (p.186)

    Le problème avec la vie qui avance, c’est qu’elle soustrait les possibles. (p.268)

    (…) un des thème du roman est aussi celui de la superficialité au croisement de la tragédie. (p.271)

    L’image que je retiendrai :

    Celle du collier Tiffany dans un des coffre de la Banque.

    https://alexmotamots.fr/la-soustraction-des-possibles-joseph-incardona/


  • par (le Carnet à spirales)
    27 mars 2020

    A part dans les palaces helvétiques, les yachts de 100 m de long et les domaines californiens ou tropéziens de 10 000 hectares, où donc se confinent les ultra riches ? Eh bien par exemple dans le nouveau et grand et puissant et caustique et formidable et intelligent roman de Joseph Incardona "La soustraction des possibles" . L'intrigue se déroule en Suisse (quel hasard) fin des années 80 début des années 90 en plein effondrement du bloc communiste. L'argent est un virus intemporel qui se balade indifféremment d'époque en époque .

    Nous voilà donc catapultés à Genève en 1989, ambiance feutrée derrière les clôtures de villas luxueuses, voitures de sport rutilantes, façades cossues dissimulant des coffre-forts, femmes raffinées de banquiers et de PDG. Justement, Aldo est professeur de tennis pour ces dames et il cultive une passion évidente pour leur joli postérieur et encore plus pour le compte en banque de leur mari. La dernière en date, une quinqua bien conservée, tombe raide dingue de lui et lui offre la possibilité d'amasser des billet et de se faire un nom au sein de cette société hyper cadenassée. Mais à force d'avoir les dents si longues qu'elles rayent le parquet, on finit par se les casser, surtout quand on est prof de tennis de petite extraction et que l'on tombe amoureux pour de bon d'une jeune financière superbe qui vient aussi d'un milieu prolétaire et qui a des canines encore plus proéminentes. Blanchiment d'argent, évasion fiscale, filles de l'Est, banquiers véreux, mafia corse, élimination de témoins gênants... Joseph Incardona passe tout au crible de son écriture acérée et de son humour décapant. Amour, gloire et beauté, c'est à dire en langage de riches, stupre (et stups aussi), pouvoir et fric.

    Joseph Incardona, : vaccin contre la bêtise garanti sans effets secondaires sauf lucidité et humour.

    A prendre sans modération en infusion du soir ou directement en intraveineuse.


  • par (Librairie Page et Plume)
    15 février 2020

    Incontournable !

    Aussi implacable que vertigineux, avec "La soustraction des possibles" Joseph Incardona porte le roman noir à son zénith !


  • par (Librairie Dialogues)
    5 février 2020

    En voici un ouvrage ambitieux !
    Avec brio, l'auteur nous transporte dans les rouages du pouvoir en une période faste pour le Capitalisme : la fin des années 80, le début des années 90. Avant la guerre du Golfe (la première, celle du père), l'argent est là, tout est à vendre, plus qu'à se servir ! Un couple va tenter sa chance...
    Dans un rythme fou et maitrisé, une formidable histoire d'amour pour un prix dérisoire (23,50 euros... tout se vend, je vous dis) !


  • par (Point de côté)
    30 janvier 2020

    Coup de poing !

    Ne vous y trompez pas, ceci est une histoire d’amour. Baignée dans l’argent sale, la lâcheté des hommes et le luxe des golden boys, mais c’est une histoire d’amour.
    Le Point de Côté

    Au-delà du propos sur la marche du monde tel qu'il va (mal), c'est avant tout un ton qu'on aime suivre où bon lui semble.
    Mémoire 7


  • par (Librairie Vent de Soleil)
    16 janvier 2020

    Tournant des années 80, Suisse : bienvenue dans la déferlante de la finance à outrance.
    Dans ce monde sans morale, voilà l’histoire tragi-comique - vraiment comique, vraiment tragique - de deux jeunes gens, l’arriviste et le gigolo, éperdument amoureux mais avides de leur part d’or.
    Joseph Incardona tient l’ambition de dire l’ogre capitaliste, avec quel talent, quelle précision dans l’horlogerie du roman !
    Dans une narration à nulle autre pareille, il s’arroge le récit, fourmille d’inventions et d’amour pour ses personnages : tantôt facétieux, tantôt bouleversant, toujours virtuose.


  • par (La Chouette librairie)
    31 décembre 2019

    Coup de cœur de la chouette

    Voici un roman qui se présente comme un lingot d'or. Et donc il y sera question d'argent, de beaucoup d'argent, toujours plus. On y suivra les très riches, et puis ceux.celles qui le sont moins, qui voudraient faire partie de ce monde qui semble à portée de main. La compromission n'est pas loin, la fraude, voire le banditisme non plus... Y a-t-il encore la place, dans cet univers sans morale, pour une histoire d'amour, une vraie ? Oui, et Joseph Incardona a trouvé la formule : "La soustraction des possibles".