Avec Bas Jan Ader

Thomas Giraud

Contre-Allée

  • par (La Vie devant soi)
    27 novembre 2021

    Une rare élégance... Un refuge.... Sur la mer...

    C'est un peu de tout ce que forme une vie qu'est constitué ce live là, de toutes ces choses que l'on collecte : les bouts d'enfance, les objets, les images, les lieux que l'on a arpentés, vécus, habités, les souvenirs des parents, de certains regards, de cachettes, de secrets échangés dans l'enfance, l'adolescence, peut être un peu plus tard aussi une fois entré dans l'âge adulte....
    C'est un peu de tout ça et de la façon qu'a la langue de se parler à elle même, les différentes conjugaisons de se répondre et de créer un tout qui ressemble à un nid, une âme, un cocon, c'est sans doute pour toutes ces raisons que ce livre tel un funambule élégant et sensible nous bouleverse.
    L'écriture y est fragile, solide, espiègle, parfois elle se fait toison, affluent, maison. Et le voilà magnifique ce nouveau livre de Thomas Giraud.
    C'est un gîte, une forêt. On y sent l'âme de l'auteur naviguant vers sa phrase, lâchant prise. On y lit le Bonheur à écrire, la douceur.
    Une rare élégance...
    Un refuge....
    Sur la mer..."

    Charlotte


  • par (Librairie Coiffard)
    12 novembre 2021

    Conseillé par Stéphanie et Rémy

    Thomas Giraud, talentueux auteur nantais, aime les hommes secrets, mystérieux et un peu oubliés. Après Elisée Reclus et Jackson C. Frank, Thomas Giraud s'attache à un artiste néerlandais, photographe, artiste de performances, cinéaste, né en 1942 et disparu en mer en 1975. Il s'appelait Bas Jan Ader.
    Thomas Giraud confesse que c'est d'abord le travail artistique de Bas Jan Ader autour de la chute qui l'a fasciné. L'homme se faisait en effet filmer en train de tomber à vélo dans un canal d'Amsterdam, ou assis sur une chaise depuis le toit d'une maison. La chute était chez lui une obsession.
    Alors, Thomas Giraud va tenter de s'approcher au plus près de l'homme en s'adressant directement à lui. Il avance pas à pas à travers sa vie et ses rencontres avec beaucoup de pudeur et une plume poétique épurée. Il tente aussi d'aller chercher pourquoi cet homme à décidé un jour de tenter la traversée de l'Atlantique sur un bateau qui était une coque de noix. Dernière performance volontaire ? Quand on sait que la disparition, l'échec et la chute étaient les thèmes artistiques de prédilection de Bas Jan Ader, le questionnement est légitime.
    Ce texte se lit un peu comme une rêverie partagée à propos d'un homme intranquille, au rythme d'une écriture douce et musicale.


  • par (La Chouette librairie)
    27 octobre 2021

    Coup de cœur de la chouette

    Évocation sensible et éthérée de l'artiste, qui fit de la chute un art et de son art un mode de vie. Jusqu'à l'extrême.


  • par (Librairie Nouvelle)
    22 octobre 2021

    Poétique de la chute

    Dans son quatrième roman, l’écrivain nantais Thomas Giraud nous invite à tutoyer avec modestie et beaucoup de tendresse l’artiste conceptuel néerlandais Bas Jan Ader. Un homme fragile et tourmenté disparu en mer en 1975 à 32 ans dans le cadre de sa performance In Search of the Miraculous, traversée en solitaire de l’océan Atlantique dans une coque de noix.

    Une existence brève et peu documentée qui ouvre la voie, comme dans les précédents romans de l’auteur, à une biographie potentielle, s’appuyant autant sur les faits que sur les blancs et les creux d’une destinée. De la mort du père, pasteur fusillé par les Allemands en 1944, à sa fin tragique au milieu de l’océan, en passant par sa formation artistique à Amsterdam, nous découvrons les contradictions d’une vie, d’un homme fasciné par la chute et la fragilité humaine, exposées lors de performances spectaculaires. Le miracle a bien lieu pour le lecteur en parcourant une prose épurée et pleine de fulgurances mise au service de son sujet, un funambule hors-norme et touchant.

    "Certains ont dit que c'était un suicide déguisé, que tu n'avais plus soif de rien, qu'on ne traversait pas l'Atlantique avec si peu de moyens, avec ce bateau inapproprié sans en attendre quelque chose. Personne ne sait, personne ne peut savoir, personne ne pourra savoir. Il faut faire avec, ce peut-être qui, je crois, était le peut-être que tu acceptais aussi : les choses n'étaient probablement pas tout à fait claires pour toit entre le fait de vivre, de mourir ou même d'être entre les deux ou, par moment, au-delà."

    Martin


  • par (Meura)
    18 septembre 2021

    A priori, je ne serais allée nulle part avec Bas Jan Ader. Mais Thomas Giraud est un magicien : il use de son style délicat pour raconter avec talent la vie touchante d'un artiste bien étrange. Dans ce quatrième roman, on retrouve ce qui caractérise Thomas Giraud : son goût des destins originaux et marginaux, les silences de l'histoire qu'il se plait à combler de façon convaincante et, surtout, une voix d'écrivain immédiatement reconnaissable. Une écriture ciselée, toute en douceur, inventivité et précision. Un plaisir croissant de roman en roman.


  • par (Le Biglemoi)
    16 septembre 2021

    On suit les tâtonnements d'une espèce de dandy pour approcher le "miracle". Or ce qui est particulièrement touchant ici, c'est d'avoir l'impression que ce que fait Thomas Giraud en définitive avec ce roman, c'est de mettre en forme vraiment et de clore l'œuvre de ce vidéaste, photographe et performeur néerlandais disparu prématurément dans les années 1970.
    Dans la lignée d'Elisée, avant les ruisseaux et les montagnes et dans une langue toujours aussi soignée!


  • par (Les Lisières à Villeneuve d'Ascq)
    3 septembre 2021

    "La modestie de la chute dérisoire"

    Pour son quatrième roman, Thomas Giraud continue de brouiller les pistes entre vie réelle et fiction. Il allie à merveille poésie et sensibilité pour nous raconter ces destins étonnants ! Il est ici question de Bas Jan Ader, régulièrement qualifié d'"artiste conceptuel", une terminologie qui a de quoi effrayer, mais qui lui va comme un gant. Il nous reste de lui des photos, des vidéos (lorsqu'il se laisse tomber d'un arbre ou qu'il roule, volontairement, à vélo, dans un canal d'Amsterdam), et des performances incroyables, à tel point qu'il ne reviendra pas de la dernière...
    Se penchant non seulement sur la vie de Bas Jan Ader, mais aussi sur son rapport à ses proches, son enfance, son parcours et ses questionnements, Thomas Giraud nous immerge de nouveau dans l'univers ordinaire d'un être extraordinaire - à moins que ce ne soit l'inverse...?

    À lire également : "Le Bruit des tuiles", "La Ballade silencieuse de Jackson C. Frank" et "Élisée, avant les ruisseaux et les montagnes".


  • par (Les Lisières à Villeneuve d'Ascq)
    3 septembre 2021

    "La modestie des chutes dérisoires"

    Pour son quatrième roman, Thomas Giraud continue de brouiller les pistes entre vie réelle et fiction. Il allie à merveille poésie et sensibilité pour nous raconter ces destins étonnants ! Il est ici question de Bas Jan Ader, régulièrement qualifié d'"artiste conceptuel", une terminologie qui a de quoi effrayer, mais qui lui va comme un gant. Il nous reste de lui des photos, des vidéos (lorsqu'il se laisse tomber d'un arbre ou qu'il roule, volontairement, à vélo, dans un canal d'Amsterdam), et des performances incroyables, à tel point qu'il ne reviendra pas de la dernière...
    Se penchant non seulement sur la vie de Bas Jan Ader, mais aussi sur son rapport à ses proches, son enfance, son parcours et ses questionnements, Thomas Giraud nous immerge de nouveau dans l'univers ordinaire d'un être extraordinaire - à moins que ce ne soit l'inverse...?

    À lire également : "Le Bruit des tuiles", "La Ballade silencieuse de Jackson C. Frank" et "Élisée, avant les ruisseaux et les montagnes".


  • par (Librairie Le Grenier)
    4 août 2021

    Portrait intime et sensible d'un artiste en marge. On sent l'attachement de Thomas Giraud pour cette personnalité singulière, disparue mystérieusement en mer en 1975.
    Un roman touchant, plein de douceur et de poésie, par un écrivain dont je vous conseille également les trois précédents livres: "Elisée, avant les ruisseaux et les montagnes", "La ballade de Jackson C. Frank" et "Le bruit des tuiles", tous publiés aux éditions La Contre-Allée. Vous pouvez faire un quatre à la suite!