Ni d'Ève ni d'Adam, roman

Ni d'Ève ni d'Adam, roman

Amélie Nothomb

Le Livre de Poche

  • 30 juillet 2019

    En 1989, Amélie revient au Japon après seize années d'absence. Elle avait 5 ans quand elle a quitté ce pays où elle est née pour suivre ses parents en Belgique. C'est avec jubilation qu'elle retrouve sa terre natale et qu'elle prononce ses premiers mots dans un japonais un peu rouillé. Pour s'améliorer et rencontrer des autochtones, il lui semble que donner des cours de français est la meilleure des solutions. Son premier élève est Rinri, un jeune homme de son âge, bien sous tous rapports, qui très vite l'intègre à son cercle d'amis, tombe amoureux d'elle et lui demande sa main. Désormais fiancée, Amélie vit un véritable choc des cultures. Sa façon de lui faire la cour, les dîners en famille ou en tête-à-tête, les week-end en amoureux, elle doit assimiler tous les codes d'une relation avec un Japonais. Et pendant qu'elle profite du pays, escalade le Mont Fuji, maîtrise de mieux en mieux la langue, trouve même un emploi, Rinri pense au mariage. Amélie temporise mais, un matin, par inadvertance, elle dit oui. La jeune fille est piégée ! Comment se sortir de cette situation délicate ?

    C'est l'histoire d'Amélie Nothomb, fictive ou inventée, en terre nippone. Elle vit des aventures nippones, déguste la cuisine nippone, visite des villes nippones, pratique la langue nippone, fréquente des Nippones et des Nippons, travaille dans une entreprise nippone, est fiancée à un Nippon. Bref, à elle la belle vie nippone.
    À part ce manque flagrant de vocabulaire et quelques clichés enfilés comme des perles sur la culture et les mœurs japonaises, on découvre aussi ses qualités d'alpiniste émérite et sa profonde lâcheté. Le pauvre Rinri fait d'ailleurs les frais des deux facettes de sa personnalité. Il souffre sur le Mont Fuji et il souffre d'un amour non payé de retour.
    Comme tous ses romans, celui-ci se lit très vite et évite le naufrage grâce à l'humour et l'auto-dérision de l'auteure belge. Rien d'extraordinaire.


  • Une friandise exquise

    J’avais beaucoup aimé Stupeur et tremblements du même auteur et j’avais très envie de découvrir son pendant, Ni d’Ève ni d’Adam. Dans le premier on découvrait Amélie Nothomb dans le monde du travail au Japon. Ici, elle nous parle de sa vie au Japon en dehors du travail.

    Pour tout vous dire, j’ai adoré ! En même temps, tout ce qui touche de près ou de loin au Japon me passionne. Évidemment, cette fois encore, ça n’a pas manqué. Il faut dire aussi qu'on découvre le Japon, ses us et coutumes, ses traditions, on fait de belles rencontres, on « visite » le pays en même temps que l’auteur. Car bien qu’y ayant vécu toute jeune, elle n’en garde que peu de souvenirs et a donc tout à redécouvrir !

    Amélie Nothomb présente cet ouvrage comme autobiographique. Mais je ne peux m’empêcher d’avoir un petit doute… La frontière entre la fiction et la réalité est mince. A-t-elle été franchie ? L’auteur a-t-elle enjolivé le récit de son séjour au Japon ? Ou bien s’est-il vraiment passé tout cela ?! Si cette incertitude me chiffonne – parce que j’aime bien tout savoir – je la trouve également géniale car cela rajoute une touche de mystère à l’ensemble.

    En conclusion, un livre que j’ai trouvé autant intéressant que divertissant. Je l’ai dévoré avec beaucoup de plaisir, et ce en quelques heures. La plume de l’auteur est agréable car pleine de finesse. J’ai aimé sa façon de parler du Japon, de l’expliquer et de nous le faire partager.