L'ombre de nos nuits

L'ombre de nos nuits

Gaëlle Josse

Les Éditions Noir sur Blanc

  • 25 juin 2016

    En l’an 1639, dans l’atmosphère feutrée de l’atelier de Georges De la Tour, deux regards se croisent : celui du maître sur son époque, ravagée par la guerre et les maladies, et de l’empreinte qu’il voudrait y laisser grâce à ses toiles, et celui de son jeune apprenti, Laurent.

    Georges De la Tour puisait ses sujets de scènes quotidiennes ou bibliques, et le jeune garçon assiste aujourd’hui son bienfaiteur dans la composition d’une de ses œuvres : San Sébastian soigné par Sainte Irène, incarnée par la fille aînée de De La Tour, Claude, à qui il demande pour la première fois de poser. Laurent, à qui il sera plus tard confiée la tâche gratifiante de faire une copie parfaite du San Sébastian, observe, avide tout à la fois de l’enseignement de celui qu’il admire tant, et des sentiments que lui inspirent la jeune fille.
    Comment cette simple figuration de personnages du commun peut-elle devenir l'incarnation d'une œuvre aussi magistrale, et toute à la fois universelle ?
    Car un peu moins de quatre siècles plus tard, une femme, choisissant entre deux trains en gare de Rouen de visiter un musée, se reconnaît, face au San Sebastian, dans les traits et les gestes de sainte Irène. Se déroule alors, comme un parchemin relu une dernière fois avant d'être brûlé, un nouveau monologue intérieur ; celui de cette femme qui se remémore et exprime enfin à l'homme qu'elle a aimé aveuglément un jour, combien cet amour l'a, à son insu et de son plein gré, envahie, transformée, aspirée, puis comme une échappée à tant de déshérence amoureuse, l'a poussée brutalement et sans un mot vers la rupture.
    Alors merci encore à Gaëlle Josse, dont nous vous conseillons la lecture d'absolument tous ses écrits, de nous transporter à travers les lieux et les époques avec une palette aussi sensible, dont la beauté et la précision des signes souvent nous émeut, et jamais ne nous laisse indifférent.

    Manon


  • 24 juin 2016

    Lorraine, Lunéville. Début 1639, le peintre Georges de la Tour s’attelle à un nouveau tableau. Son travail est reconnu dans le pays mais il destine cette nouvelle œuvre au roi de France. Deux apprentis l’aident : son propre fils peu doué et un orphelin qu’il a recueilli. Ce dernier observe les techniques du Maître et possède déjà du talent. Le tableau représente Saint Sébastien une flèche dans la cuisse soigné par Irène. Dans le clair-obscur de la pièce, son visage se dessine : calme, empreint de douceur et d’amour. Son modèle est sa fille Claude âgée de quinze ans, Son père lui demande pour la pose de penser à ce qui lui est plus cher. Le peintre travaille dans un atelier sombre dont seule la lumière du feu offre un peu de lumière.

    2014 pour s'abriter de la pluie, la narratrice entre dans le musée de Rouen et observe admirative ce tableau qui la renvoie à des souvenirs proches. Son amour pour un homme et comment elle s’en est libérée.

    Le roman alterne les deux histoires : la genèse du tableau et celui de l'ampou de cette femme. Gaëlle Josse nous fait revivre la création de ce tableau, la quête voulue par Georges de La Tour d’exprimer au plus juste par son pinceau les sentiments et l’histoire d’amour toxique de la jeune femme " je m'effaçais derrière les mots des autres, comme je me suis effacée pour toi dans ma propre vie".
    Avec une écriture ciselée, subtile et tout en nuances où chaque mot est pesé, on est "littéralement" dans ces deux récits. Gaëlle Josse nous livre les pensées les plus intimes des personnages que le tableau relie.
    Amour du peintre pour son art et pour sa famille mais également ses angoisses, l'amour du jeune apprenti pour Claude dont le coeur bat pour un autre. Et le deuil de l’amour de la narratrice.

    Il y a une finesse incroyable, une sensibilité et une sobriété qui nous imprègnent et nous fait vibrer profondément. Pour mieux savourer ce roman, j'ai pris mon temps et je me suis glissée dans ces deux histoires. C'est tout simplement très, très beau !

    "On ne sait pas ce qu'on est capable de donner, ni tout l'amour que l'on porte au fond de soi, tant que personne ne vous donne envie d'aller le chercher."


  • par (Libraire)
    16 juin 2016

    Au Musée de Rouen

    Prix du Livre France Bleu - PAGE des Libraires 2016

    1639, Georges de La Tour peint son célèbre tableau Saint-Sébastien et décide d’aller à Paris pour le présenter au roi. Tout est mis en œuvre pour ce voyage et cette importante rencontre.
    Autre temps, autres mœurs, Rouen 2014, la narratrice découvre le tableau lors d’une visite au musée. Cette toile lui remémore une histoire d’amour avec B. Elle reste devant cette toile sans se rendre compte du temps qui passe quand le gardien vient lui signifier que l’heure de la fermeture du musée est arrivée.
    Elle doit s’arracher à cette contemplation et à ses souvenirs et reprendre vie.


  • par (Libraire)
    6 juin 2016

    Ce sont deux récits en parallèle que nous propose Gaëlle Josse, avec au centre un tableau de Georges de la Tour. Nous accompagnons le peintre qui, en 1639, crée son Saint Sébastien soigné par Irène.
    De nos jours, une femme déambule dans un musée et se trouve saisie par ce tableau. Elle va alors revivre son histoire avec un homme qu'elle a aimé.
    Magique et envoûtant!


  • par (Libraire)
    29 février 2016

    Bouleversée par un tableau de George de La Tour, la narratrice plonge dans les souvenirs douloureux d’une histoire d’amour qui s’est mal terminée. Parallèlement, nous repartons en 1639, en pleine guerre de Trente ans, et assistons aux tourments du peintre et de sa maisonnée : exécrant la lumière du jour qui n’est porteuse que de guerre et de désolation, Georges de La Tour excelle dans les scènes intimes, qu’il peint dans l’ombre de son atelier, cette ombre qui dissout les tracas et où l’on oublie les bruits du monde. Un roman magique et envoutant comme le tableau de Georges de la Tour, dont l’auteur s’est inspiré, entrecroisant les souvenirs d’une femme et la vie du peintre saisie dans son intimité.


  • 10 février 2016

    Peintures d'amour

    L'auteur sait, comme le peintre, suspendre le temps et faire parler les ombres. Au lecteur d'apporter un peu de lumière, s'il se peut. Un livre magique, éblouissant.


  • par (Libraire)
    6 février 2016

    D'un toucher de plume au trait délicat, Gaëlle, avec grande virtuosité, nous fait vivre d'un siècle à l'autre, sans rupture de lecture, par le prisme de l'amour, celui qui peut "rendre aveugle" . Magnifique !!


  • par (Libraire)
    28 janvier 2016

    L'histoire du tableau mêlé à une histoire d'amour passionnelle. Un texte très beau et intemporel.


  • par (Libraire)
    23 janvier 2016

    Gaëlle Josse reprend la recette qui avait fait la réussite des Heures silencieuses : raconter la genèse d’un tableau, par l’histoire intime d’une famille. Ici, c’est Georges de la Tour et son apprenti qui nous font entrer dans la Lorraine du XVIIème siècle et nous apprennent à regarder la toile.
    La partie contemporaine du roman est entamée de manière un peu artificielle, mais finalement, le talent de l’auteur pour rendre les tourments et les secrets de l’âme l’emporte sur le reste.


  • par (Libraire)
    14 janvier 2016

    « Comment un peintre aborde-t-il un sujet ? Comme un nouvel amour ? Collision frontale ou lente infusion ? La claque ou la pieuvre ? Le choc ou la capillarité ? Plein soleil ou clair-obscur ? Toi, tu m'avais éblouie. Ensuite, je me suis aveuglée. » [p135]

    Alors qu'en 1639, Georges de la Tour est sur le point de peindre son fameux Saint Sébastien soigné par Irène ; en 2014, à Rouen, une femme tombe en admiration devant le tableau, et se remémore alors une histoire d'amour dévorante dont elle ne s'est pas encore remise.
    En entremêlant les époques et les personnages, Gaëlle Josse nous permet de découvrir l'atelier du peintre, les affres et les joies de la création artistique, la fièvre qui accompagne les nouvelles idées, la douleur dans les poignets, le froid qui s'insinue dans les membres à force de rester immobile... Et au détour d'une page, nous retrouvons notre époque contemporaine et frissonnons en entendant l'histoire de cette jeune femme, profondément amoureuse d'un homme perturbé, qui connaît les déceptions et les blessures des amours avortées...
    Par la musicalité de son style, à la fois sobre et poétique, Gaëlle Josse parvient à nous ensorceler, à nous attirer inexorablement sur les chemins qu'elle a tracés, nous faisant vivre et ressentir les passions qui animent ses personnages ! Sa plume, subtile et tout en nuances, donne toute son ampleur à cette histoire envoûtante !


  • par (Libraire)
    13 janvier 2016

    Amour et création artistique

    Laissez-vous happer par ce tableau. Par son histoire et celle de son créateur, en 1639. Et, en parallèle, par celle de cette femme, qui en l'observant dans un musée, se rappelle: qu'elle a tant aimé, qu'elle s'est perdue...


  • par (Libraire)
    13 janvier 2016

    Dans son atelier, le peintre Grégoire de la Tour prépare son prochain tableau, un Saint Sébastien qu'il compte présenter au roi de France. A ses côtés, son apprenti, jeune homme sorti des rues qui regarde avec admiration et dévouement son maître et sa fille, qu'il aime en secret.
    De nos jours à Rouen, une jeune femme s'abrite de la pluie et passe devant le Saint Sébastien. Le geste d'Irène et sa tendresse, fait renaître en elle le souvenir de cette passion vécue avec un homme qui n'a pas su l'aimer.

    De sa plume toujours aussi délicate et empreinte d'une incroyable empathie, Gaëlle Josse nous livre les pensées les plus intimes de trois personnages liés les uns aux autres par un tableau. Des angoisses du peintre, aux tourments amoureux de l'apprenti et de la jeune femme, le lecteur est plongé au plus profond du désir humain et de la passion amoureuse. Sobre et élégant, un roman intime et beau.


  • par (Libraire)
    9 janvier 2016

    On aime... roman !

    Deux époques, deux histoires, un même tableau : "Saint Sébastien soigné par Irène".
    En voyant ce tableau, une femme bouleversée se replonge malgré elle dans une histoire d'amour passée.
    En parallèle, Georges de La Tour est lui plongé dans la réalisation de cette peinture qu'il espère pouvoir offrir au roi.
    Deux époques, deux récits croisés !