Conseils de lecture

Les brumes de l'apparence

Frédérique Deghelt

Actes Sud

21,80
par (Libraire)
21 juillet 2014

Les brumes de l'apparence

Suite à un héritage inattendu, Gabrielle se rend dans la France profonde pour mettre en vente la propriété qui lui a été léguée.
De retour sur la terre de ces ancêtres et après d’étranges phénomènes, Gabrielle se remet en question. Sa vie bascule…

Laissez-vous envoûter par ce roman bouleversant, intriguant, qui porte à réflexion.


L’Impasse

Héloïse d'Ormesson

20,00
par (Libraire)
21 juillet 2014

Un polar psychiatrique que l'on dévore d'une seule traite !


Chroniques de Jerusalem
25,50
par (Libraire)
19 juillet 2014

"Chroniques de Jérusalem" n'est pas une nouveauté, mais malheureusement l'actualité m'incite à remettre en avant ce grand coup de coeur.
Cette fois c'est à Jérusalem que Guy Delisle s'installe avec sa famille pour une année.
Il balade son regard gentiment naïf sur cette ville complexe, se familiarise avec ses différents quartiers et page à page nous aide à saisir un peu mieux ce qui se passe là-bas.
Delisle ne porte aucun jugement, il nous relate avec l'humour qui le caractérise son quotidien de papa-dessinateur à Jérusalem et partage les rencontres qu'il y fait.
A lire et à relire absolument !


Faillir être flingué
20,00
par (Libraire)
19 juillet 2014

Coup de coeur littérature francophone

Dans l’esprit, le roman s’ouvre un peu comme celui de McCarthy, La route : des hommes qui avancent dans un paysage aride et dénudé. Qui ont faim, soif, et qui craignent pour leur vie. La différence, c’est que ceux qui vont Faillir être flingué[s] ne traversent pas une scène d’apocalypse, mais les grands espaces de l’ouest américain, et qu’ils marchent avec l’espoir d’un nouveau monde. Ou au moins d’une ville nouvelle, car ils savent qu’il s’en construit une, là-bas, au milieu du désert et des territoires indiens. Des hommes, donc, mais aussi des femmes, qui auront plus que leur mot à dire dans cette histoire, et qui sauront apaiser les combats – physiques comme psychologiques. Et puisqu’un cow-boy ne saurait aller à pied, il y aura des chevaux, des vols de chevaux, des chevaux joués, gagnés, perdus, retrouvés…

Pas besoin d’être un fanatique du genre pour s’embarquer sur le chariot de ce western. Passé le fouillis des premières pages, où l’on découvre pêle-mêle une flopée de personnages, le lien entre eux tous va petit à petit s’agencer dans l’esprit du lecteur. On note d’ailleurs que lorsqu’ils ne se battent pas, ils commercent ensemble ; la "civilisation" s’est-elle jamais bâtie autrement que sur ce fondement ?


L'homme qui savait la langue des serpents, Grand Prix de l’Imaginaire 2014

Grand Prix de l’Imaginaire 2014

Le Tripode

23,00
par (Libraire)
19 juillet 2014

Coup de coeur littérature étrangère

Cela pourrait commencer par "Il était une fois, dans la forêt estonienne…" puisque le roman de Kivirähk dissimule sa dimension sociale et politique sous des allures de fable, avec son lot de merveilleux, de personnages héroïques et extraordinaires, de monstres surnaturels. Alors qu’ils vivent depuis la nuit des temps dans la forêt, en bonne harmonie avec la nature et avec les animaux grâce à une langue comprise de tous, les humains abandonnent peu à peu leurs traditions pour aller vivre "au village". C’est que les "hommes de fer" et les moines sont venus les sortir de leur ignorance, et leur apprendre à travailler et à prier. Mais Leemet, le seul homme a être né au village et à avoir fait le chemin en sens inverse, retournant avec sa mère et sa soeur habiter dans les bois, ne comprend pas cet exode.

Lui qui a appris la langue des serpents auprès de son oncle, lui dont le grand-père était un guerrier increvable affublé de crochets à venin, est le seul à appréhender la situation avec clairvoyance. Trop tard, car la machine est lancée, la bêtise déjà trop répandue, qui lui prendra son meilleur ami d’abord, avant d’autres êtres chers… Leemet se jette à corps perdu dans une ultime guerre, tentative désespérée pour sauver son peuple et faire perdurer la langue des serpents.