Une économie solidaire peut-elle être féministe ?, Homo œconomicus, mulier solidaria
Éditeur
Graduate Institute Publications
Date de publication
Collection
Genre et développement. Rencontres
Langue
français

Une économie solidaire peut-elle être féministe ?

Homo œconomicus, mulier solidaria

Graduate Institute Publications

Genre et développement. Rencontres

Indisponible
Partout dans le monde, des femmes et des hommes se mobilisent pour faire de
l’économie autrement, une économie citoyenne qui ne soit pas au service du
profit mais de l'intérêt collectif, et fondée sur la solidarité. L'économie
solidaire concerne-t-elle un secteur de seconde zone, tout juste bon à panser
les plaies de l’économie néolibérale ou pallier les manques d’un service
public déliquescent ou inexistant ? Comment expliquer le faible intérêt, dans
la littérature sur l'économie sociale et solidaire, pour le genre et les
théories féministes ? Pourtant, ces initiatives sont fortement genrées et les
femmes y sont souvent surreprésentées. Les activités sont marquées par des
valeurs implicites de don de soi ou de sacrifice pour le bien- être de la
famille, face à la crise et aux déficiences des systèmes de protection
sociale. À quelles conditions trouve-t-on dans ces initiatives une opportunité
de réinvention de l'économie, réencastrée dans le social et le politique et au
service de la justice sociale et de genre ? Quelles sont les alternatives face
à la crise de la reproduction sociale ? Peut-on repenser le politique et la
démocratisation de l'économie ? L'économie solidaire peut-elle constituer une
source d'émancipation pour les femmes ou est-ce que la solidarité, souvent
dans des situations d'exclusion, ne fait que reproduire les mécanismes de leur
propre exploitation ? Dans quelle mesure et à quelles conditions l'économie
solidaire peut-elle être féministe ?
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