Famille et pouvoir dans le monde franc (VIIe-Xe siècle), Essai d’anthropologie sociale
Éditeur
Éditions de la Sorbonne
Date de publication
Collection
Histoire ancienne et médiévale
Langue
français

Famille et pouvoir dans le monde franc (VIIe-Xe siècle)

Essai d’anthropologie sociale

Éditions de la Sorbonne

Histoire ancienne et médiévale

Indisponible
La société médiévale est née à l'époque carolingienne... Durant cette période
charnière, un lent mouvement de fond a conduit au gouvernement par conseil des
grands et au développement des liens de fidélité, à la conjugalisation du
modèle familial et au renforcement des liens verticaux et hiérarchiques à
l’intérieur des groupements de parenté aristocratiques. La famille
carolingienne et les familles royales qui lui ont succédé sont issues de
l’aristocratie franque qui apparaît au fil de l’étude comme l’observatoire
privilégié de toutes les transformations sociales. Famille large-famille
étroite, parenté cognatique-parenté agnatique ? L’auteur dépasse ces débats
traditionnels en mettant en relation les fondements sociaux et culturels du
pouvoir avec les mécanismes de la filiation, de l’alliance et de la résidence.
Fondamentalement cognatique mais de plus en plus fermement centré sur le
couple conjugal, le système de parenté a évolué au rythme des transformations
sociales et politiques, tout en participant lui-même à la dynamique du
changement social. Le présent ouvrage met en lumière mutations et permanences.
La montée des Carolingiens et le système politique qu’ils mettent en place aux
VIIIe et XIe siècles tirent parti de la hiérarchisation de l’aristocratie et
l’accélèrent. Sous le contrôle du roi et de l’Église, l’équilibre social et
politique repose désormais sur des groupements que structurent l’alliance,
l’amitié et la fidélité. La rupture de l’ordre carolingien et la promotion de
la militia à la fin du IXe siècle, l’apparition de lignages organisés autour
d’un honor transmis en ligne directe, la nouvelle définition du rôle de la
femme et de la parenté agnatique au Xe siècle n’y changent rien : l’alliance
et la fidélité restent les fondements des équilibres locaux.
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