Musiques populaires underground et représentations du politique, Collection Proximités Sociologie
Éditeur
EME éditions
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Musiques populaires underground et représentations du politique

Collection Proximités Sociologie

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Le rock, le punk, la techno, le rap, le metal, la world music,... Quelles sont les relations entre le politique, le public et les musiques populaires underground ?
En épousant les processus historiques, en les anticipant, parfois, par des expérimentations et des utopies, en cristallisant l'esprit esthétique du temps, les musiques populaires underground, profondément ancrées dans un état crépusculaire du désir et de l'individualité (du jazz au rock, en passant par le punk, le rap, le metal, ou encore, les formes traditionnelles ou urbanisées) expriment beaucoup plus que les buts de leurs créateurs, les laudations de leurs fans ou les critiques de leurs détracteurs.
Cette étude sociologique collective offre des réponses éclairantes à la question du rapport au politique qu'entretiennent les minorités musicales dites émergentes, qui mobilisent les médias et les foules.
EXTRAIT
En redéfinissant et en accentuant l'impact politique de la musique populaire, selon des critères de publicité, de vidéos musicales et en fonction de méga-concerts caritatifs, on tend à reléguer, au second plan, le contenu du message transmis, point que nous abordons plus loin. Dans un même temps, les champs d'expression des musiciens, véritablement engagés dans leur travail et leurs déclarations publiques, servant la diffusion d'une opinion forte, consistante, organiquement associée à des luttes, ont paradoxalement été restreints. Il ne s'agit pas de minimiser la « productivité » de la participation des artistes pop à des opérations humanitaires ou politiques, laquelle suppose une prise de risque, même minimale et soulève des critiques de toutes sortes. Si l'on soupçonne certaines pop stars d'assurer ainsi leur promotion, on peut probablement compter sur la sincérité de la plupart.
Mais force est de constater que, depuis le Band-Aid, de nombreux partis politiques et groupes de pression ont fait appel, eux aussi, aux grandes vedettes, dans l'espoir d'une répercussion de la popularité artistique sur leurs objectifs. Les partis pensent inévitablement à la prise de pouvoir. Les groupes de pression espèrent, quant à eux, un infléchissement des autorités publiques dans le sens des intérêts qu'ils supportent. Spéculant sur la « circonscription d'auditeurs » du musicien populaire, le parti l'intègre dans sa stratégie de communication électorale, principalement afin d'essayer de s'arroger les votes des 18-25 ans. Le Red Wedge, groupement d'artistes constitué pour soutenir le parti travailliste britannique, lors des législatives de 1987, en est un exemple.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Jean-Marie Seca, coordinateur de cet écrit, Maître de conférence au LAREQUOI de l'Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, a effectué plusieurs publications dans le domaine de la psychologie des musiques populaires, dont, notamment, Les musiciens underground (2001).
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