Tome XXV, 2011-2012..., Trésors monétaires XXV, 2011-2012 | Saint-Jean-d’Ardières (Rhône), Magny-Cours (Nièvre), Gisors (Eure) et ‎autres trésors
Éditeur
Éditions de la Bibliothèque nationale de France
Date de publication
Collection
Monnaies, Médailles et Antiques
Séries
Trésors monétaires
Langue
français
Code dewey
737.4074

Tome XXV, 2011-2012... - Trésors monétaires XXV

2011-2012 | Saint-Jean-d’Ardières (Rhône), Magny-Cours (Nièvre), Gisors (Eure) et ‎autres trésors

Éditions de la Bibliothèque nationale de France

Monnaies, Médailles et Antiques

Indisponible

Autre version disponible

Autre livre dans la même série

À ce jour, les notices de près de 180 000 monnaies ont été publiées dans les
Trésors monétaires. Si l’on compte les 8 ensembles publiés dans ce nouveau
volume de TM, le vingt-cinquième de la collection, on dépasse désormais les
200 000 notices. Rien ne relie cette fois-ci ces différents ensembles entre
eux, mais ils offrent, du iiie au xixe siècle, un échantillon de ce qui est
régulièrement porté à la connaissance du département des Monnaies, Médailles
et Antiques. Découvert en 1995, le trésor de Saint-Jean-d’Ardières (Rhône),
restauré dans l’atelier du département, d’une qualité et d’une ampleur
exceptionnelle (plus de 4 100 antoniniens auxquels se mêlaient 3 deniers) se
clôt en 252 et offre l’occasion de revenir sur le classement des antoniniens
frappés entre 238 et 252. Le dépôt double de Magny-Cours (Nièvre) s’achève
autour de l’année 303, même si la composition des deux ensembles diverge.
Ceux-ci ont fait l’objet d’un démontage stratigraphique qui apporte un
éclairage intéressant sur leur mode de constitution. Ils permettent également
de réexaminer des questions telles que celle du fonctionnement de l’atelier de
Lyon de sa réouverture à la réforme de Dioclétien. Le trésor de Chitry
(Yonne), qui vient buter sur la réforme de 318, est le premier trésor bien
documenté de ce type pour la Gaule intérieure et vient compléter, par sa masse
(quelque 2 500 nummi), notre connaissance des émissions produites dans les
ateliers gallo-britanniques. Plus modeste (57 nummi), le dépôt de Roquemaure
(Gard) offre un aperçu du stock monétaire en circulation au milieu des années
320. Le trésor de Gisors (Eure), formé d’environ 10 000 monnaies, est l’un des
plus importants de son époque. Contenu dans un sac déposé dans un chaudron
métallique, il regroupait pour l’essentiel des parisis royaux et baronniaux,
des deniers rémois et, à part dans une bourse de cuir, des esterlins. Sa
constitution donne ainsi une image de la circulation monétaire dans le Nord-
Ouest du royaume au milieu du xiiie siècle. Autre trésor de l’Eure, mais plus
tardif (vers 1465), celui de la léproserie de Saint-Thomas d’Aizier, inventé
en 2001, est composé de 290 monnaies d’argent anglaises et de deux écus d’or
français : comme à Magny-Cours, le dépôt a été démonté stratigraphiquement, ce
qui a permis d’en comprendre la structure interne. Enfin le trésor de Tirepied
(Manche), restauré également au Cabinet des médailles, se compose de 457
pièces d’argent qui étaient conservées dans un pot en grès : 116 écus royaux
de 6 livres frappés entre 1726 et 1790 et 335 pièces de 5 francs frappées
entre 1795-1796 et 1824. C’est le premier trésor de cette sorte publié dans
les TM. L’étude de ces 7 dépôts est complétée par le supplément à l’inventaire
des monnaies d’or découvertes isolément en Gaule romaine sous l’Empire,
inventaire qu’avait dressé en 1990 Xavier Loriot. Ce supplément recense 351
trouvailles nouvelles.
S'identifier pour envoyer des commentaires.