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Une vie merveilleuse

Colwin, Laurie

Autrement

12,00
24 mars 2019

Un bonheur n'arrive jamais seul

Lorsque nous avons découvert Laurie Colwin, il y a quelques années, nous
savions que notre bonheur serait de courte durée. Cette délicieuse romancière,
qui aimait la vie, l'amour, les histoires qui finissent bien et les bons
petits plats, mourait en octobre 1992, à l'âge de quarante-huit ans, en ne
nous laissant que quatre romans, des nouvelles et deux ouvrages de cuisine.
Les éditions Autrement ont la bonne idée de les rééditer dans une ravissante
collection de poche.

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Le siècle d'Assia

Bérard, Marguerite

Flammarion

18,00
24 mars 2019

Les chemins de la mémoire

Marguerite Bérard nous raconte le siècle d'Assia. Assia c'est son grand-père
maternel né en 1903 dans une famille russe, juive, aisée mais sans plus,
installée à Rovno, ville de l'ouest de cette Ukraine prise en tenaille entre
la Pologne et la Russie révolutionnaire.
De cette famille traditionnelle avec son père autoritaire, de cette situation
politique tendue et violente, de cet antisémitisme jamais loin, Assia qui
n'avait pas la fibre des études décide de partir à 17 ans pour la Palestine
avec l'ambition de construire un pays neuf et d'y réussir.
Il y tombera amoureux, croira le succès arrivé, mais finalement non et il
décidera de quitter ce qui ne s'appelle pas encore Israël. C'est la France
qu'il choisit où quelques compatriotes exilés comme lui, l'aideront comme ils
pourront. Il arrive sans un sous en poche et sans parler la langue. Il a faim,
il a froid, mais il s'en sortira. Se fera embaucher, puis rachètera la petite
fabrique de bracelets-montres qui l'emploie. Il se marie avec Sima qui vient
de Russie. Ils ont un premier enfant et la vie semble leur sourire. Mais être
juif et qui plus est, étranger, en France à la fin des années 30 vous destine
au pire. Paradoxalement, c'est cela qui va sauver Assia. Ayant conservé un
passeport palestinien, il bénéficie de la protection diplomatique des Anglais
auxquels les Allemands l'assimilent. Or les Nazis veulent garder des
prisonniers anglais comme monnaie d'échange avec les Britanniques et c'est
cela qui le sauvera des camps. A la libération il retrouvera sa femme et sa
fille qui avaient réussi à se cacher. Il restera en France jusqu'à la fin de
sa vie en 1999.

Marguerite Bérard raconte cette vie sans pathos, ni véhémence ou rancoeur.
Elle se glisse dans la peau de ce grand père qu'elle a bien connu mais qui
parlait peu, pour imaginer ce qu'il a ressenti, pour comprendre combien il est
douloureux de quitter sa terre natale qui ne vous quitte jamais. Un récit
aussi simple et précieux que ces petits cailloux que l'on pose sur le chemin
de la mémoire pour ne pas se perdre. Pour ne pas oublier qui sont les nôtres,
d'où l'on vient et qui l'on est.

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Rendez-vous à Samarra

O'Hara, John

L'Olivier

22,00
24 mars 2019

Une petite ville à la loupe

En 1934, John O’Hara, contemporain de Fitzgerald et d’Hemingway, publie un
roman encensé par la critique et par ses pairs. En ayant accès de nouveau à ce
chef-d’œuvre devenu introuvable, le lecteur comptera à coup sûr John O’Hara
parmi les plus grands écrivains de sa génération, scrutateur des petites
villes américaines et de leurs habitants, des mesquineries et des drames
intimes de la bourgeoisie provinciale pendant la Grande Dépression.

**Gibbsville, Pennsylvanie : rendez-vous au country club**

Dans cette petite ville de Pennsylvanie, les notables vivent sur Lantenengo
Street et passent leurs soirées au country club où, malgré la prohibition mais
grâce aux bootleggers, on boit beaucoup, on fume, on danse, on s’amuse sans
vraiment ressentir les effets de la récession. Julian English fait partie de
ces privilégiés, directeur du garage Cadillac de la ville et heureux en
ménage. Nous sommes le soir de Noël, les discussions vont bon train au fumoir
du cercle lorsque, sur une impulsion, un défi intérieur, un geste de sale
gosse inexplicable, Julian jette son verre de whisky-soda à la figure de l’un
des membres éminents, Harry Reilly, riche propriétaire de la compagnie des
automobiles Cadillac.

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Rosa Bonheur et Buffalo Bill, une amitié admirable
20,00
24 mars 2019

Une si belle histoire

Comment naît l'idée d'un roman ? Qu'est-ce qui a donné envie à Natacha Henry
de lire des kilomètres d'archives, de courir des lieux culturels du Wyoming à
Thomery, proche de Fontainebleau, de s'intéresser à la peinture animalière, de
se passionner pour le cowboy mythique et une femme d'exception ?

« Le point de départ, c'est un tableau, exposé au mur du Buffalo Bill Center
of The West, signé Rosa Bonheur. Quand l'avait-elle peint ? Pourquoi lui ?
J'ai tiré sur le fil...suivi des petits cailloux et et suis allée de
découvertes merveilleuses en incroyables rencontres », explique l'auteure sur
le chemin du Château de Rosa Bonheur, à Thomery, que Katherine Brault fait
revivre avec ténacité depuis quelques mois. Un lieu magique où l'atelier de
l'artiste, resté quasi inchangé depuis plus d'un siècle, se découvre avec
émerveillement.

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Tristan

Boulay, Clarence

Points

6,20
24 mars 2019

L'île du bout du monde

Tristan Da Cunha est un archipel volcanique britannique perdu dans l’océan
Atlantique, au Nord des Quarantièmes rugissants. Clarence Boulay en fait le
lieu de son premier roman. Comme elle, son héroïne séjourne un temps sur cette
terre isolée, habitée par quelques 270 âmes. Le vent, les oiseaux, les vaches,
les embruns, on largue les amarres…

**La visiteuse de l’île**

Ida, une illustratrice française, embarque seule pour l’île de Tristan (son
compagnon doit la rejoindre plus tard), où elle s’apprête à passer quelques
mois. Après sept jours de traversée sur un langoustier depuis Le Cap, en
Afrique du Sud, elle accoste enfin et se voit accueillie par un couple
d’habitants qui la logera durant son séjour. Là, elle se promène, découvre les
vaches et les moutons, les champs de pommes de terre, le port, la conserverie,
regarde par la fenêtre, dessine et prend des notes. L’île, difficile d’accès
en raison des conditions climatiques, accueille les bateaux en détresse, les
navires avariés.

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