Eric R.

L'île des âmes

Éditions Gallmeister

25,80
par (Librairie La Grande Ourse)
30 avril 2021

Addicitif et somptueux

Le roman policier est un genre qui colle de plus en plus à l’état de la société. Avec ce 1er roman édité en France, Pulixi confirme ce principe. Fini les policiers mâles, solitaires, en proie à des doutes existentiels. Place aux femmes flics, aussi tourmentées mais porteuses d’autres qualités, d’autres défauts. Dans « L’île des âmes », ce n’est même pas une policière qui enquête mais deux agentes cabossées par leurs vies personnelles et dézinguées dans leur vie professionnelle: la locale Mara Rais aux tailleurs impeccables et Eva Croce, la milanaise au blouson de cuir et piercing. Aussi différentes l’une que l’autre, écartées des enquêtes majeures par leur hiérarchie, elles vont devoir faire équipe, contre leur volonté, et rouvrir des cold-case.
Femmes flics, mais aussi meurtres rituels trouvant leur origine dans des mythologies locales nous renvoient immédiatement au pendant espagnol de Pulixi, les romans de Dolores Redondo dont le fameux « La gardien invisible ». Ce sont ici des croyances sardes qui expliquent peut être des meurtres horribles accompagnés d’un rituel ancestral. Les enquêtes renvoient à un passé lointain, éléments permanents culturels d’une société en mal de repères. Ainsi ces romans installent leur intrigue dans une région spécifique, décrite minutieusement, cherchant les tréfonds d’une culture dans ses rites païens mais aussi dans ses paysages, ses odeurs, ses plantes, ses pierres. Ici c’est la Sardaigne qui est le décor d’une enquête menée rondement où chaque court chapitre renvoie le lecteur à de nouvelles incertitudes.

Après une mise en place assez lente mais indispensable, le rythme s’accélère et d’allers retours permanents de personnages en personnages et de lieux en lieux, le lecteur est pris dans un tourbillon, les pièces posées sur l’échiquier dévoilant au gré de leur déplacement de nouvelles perspectives jusqu’à la conclusion inattendue. Le surnaturel côtoie le quotidien, les paysages paradisiaques et magnifiquement décrits de la Sardaigne deviennent parfois les lieux sacrificiels abominables. Très documenté, le récit baigne dans l’anthropologie, l’histoire, la religion, et les croyances de la civilisation nuragique fondée sur la nécessité de sacrifices humains pour ensemencer de son sang, la terre.

Un polar ne saurait aujourd’hui se limiter à une intrigue et Pulixi soigne particulièrement les personnages tant principaux que secondaires. On s’attache à ce vieux flic en fin de vie, hanté par ses meurtres anciens non résolus, on soupçonne chaque intervenant y compris au sein de la police et le duo Rais Croce, mérite une attention particulière. Autant que la résolution de l’intrigue, la découverte du passé des intervenants pousse le lecteur dans ses derniers retranchements.

Eric

Des diables et des saints
par (Librairie La Grande Ourse)
26 avril 2021

Magnifique !

C’est un livre musical. Pourtant sans notes, sans partitions, sans portées, il délivre une sombre mélodie, du Beethoven car Joe le narrateur, n’interprète que du Beethoven. Il joue partout dans le monde mais dans le hall des gares, des aéroports de Camberra, de Vancouver, de Tokyo et jamais dans des salles de concerts. Il joue divinement, les voyageurs s’arrêtent, subjugués, emportés. Et Joe emporte aussi avec lui le lecteur en nous racontant son histoire qui l’amène au 2 Mai 1969. Ce jour là Joe, qui a une quinzaine d’années, est atteint d’un mal incurable: il devient orphelin.
« Sans passé, sans avenir, sans avant et sans après, un orphelin est une mélodie à une note. Et une mélodie à une note ça n’existe pas ».
D’un enfant choyé, il devient un paria, pas assez pauvre et pas assez riche, une note perdue dans le silence de la montagne pyrénéenne. « Je partis pour un lieu dont vous n’entendrez jamais parlé. il est fermé depuis longtemps. L’orphelinat Les Confins. Je dis fermé, mais chez certains, il saigne encore ». Dans cet orphelinat religieux, il va vivre une année d’enfance loin du monde des vivants, une année fondatrice d’une existence bosselée, modifiée à jamais. Il va y découvrir la folie des hommes, les joies de l’amitié, les prémices de l’amour, loin d’un monde qui l’a abandonné car « elle n’intéresse personne, l’humanité des petits pas ».
Pour résister il vaut mieux être plusieurs. Alors cela ressemble à un Club des Cinq mais un club des Cinq pour adultes, un club des cinq où les aventures peuvent détruire un être à jamais. Il y a un groupe, la Vigie, un tunnel, un secret, un cachot, des fuites mais les héros de la série de Enid Blyton, ne sont pas ici des adolescents turbulents en quête d’aventure mais des jeunes cassés avant d’avoir commencé à vivre. Il y’a Sousix, le plus jeune, Sinatra aux rêves d’Amérique, Edison aux talents scientifiques insoupçonnés, Fouine, Dany enfermé dans sa tête à vie et Momo, l’enfant au regard vide et au sourire éternel. Des enfants meurtris qui nous touchent au plus profond de nous même tant le style Jean-Baptiste Andrea nous les rend proches, accessibles et terriblement humains. L’auteur évite le misérabilisme, les larmes faciles et joue avec finesse et justesse sur les touches de notre sensibilité et pas de notre sensiblerie. Reprendre les mots de l’enfance pour raconter les violences, les folies des adultes, Andrea l’avait déjà fait dans son remarquable « Ma Reine » mais cette fois-ci il prend la hauteur, le recul d’un homme de soixante cinq ans qui nous interpelle, nous prend à témoin, de son histoire, de sa vie. Et son style rhythmique fait battre la mesure de sa prose qui devient notes de musique.
On pense à Antoine Doinel et aux « Quatre cents coups » de Truffaut tant Joe, si maltraité, possède encore l’énergie incroyable de l’enfance, celle qui lui va faire passer les horreurs pour atteindre son statut d’homme. Tout est noir aux Confins, mais la force de l’adolescence est plus forte que tout et surpasse la noirceur du thème. La musique, même sans instrument, aide à vivre, comme le dialogue rêvé de Joe avec Michael Collins, astronaute resté en orbite autour de la lune, lui permettant de quitter la terre, quand la violence est trop forte.

« Il se fait tard, madame, monsieur. L’affaire touche à sa fin » nous dit Joe en jouant ses dernières notes. Il se fait tard, mais madame, monsieur, je vous en prie prenez ce livre, ouvrez le à la première page et écoutez la musique, celle de Beethoven et celle de Jean-Baptiste Andréa. Elles vont vous emmener aux Confins, aux confins de l’existence, là où le rêve vous sauve de la mort. Là, où adolescents cassés, on se dit qu’il est encore possible de reconstruire une vie. Avec plusieurs notes de musique.

Eric

Idiss
par (Librairie La Grande Ourse)
29 mars 2021

Plein d'amour

C’est une histoire difficile, qui rejoint le destin de milliers de juifs persécutés au début du XX ème siècle dans l’Europe de l’Est avant d’être pourchassés puis exterminés par le régime nazi, mais « Idiss » reste pourtant une Bd lumineuse, empreinte d’humanité et d’optimisme. « Les couleurs du passé revêtent l’éclat des beaux jours » écrit Robert Badinter sur le bandeau de l’album. Ainsi peut on résumer cette adaptation du récit de l’ancien garde des Sceaux consacré à sa grand-mère qui avait obtenu lors de sa parution un grand succès de librairie (plus de 200 000 exemplaires).

Le contraste est saisissant entre les pages magnifiquement colorées, empreintes de tendresse et de luminosité et l’histoire d’Idiss, qui personnifie par sa vie l’une des plus grandes tragédies du siècle dernier. Idiss est juive, née dans la Bessarabie tsariste, dans ce qu’on appelle le Yiddishland, un monde aujourd’hui disparu. Elle survit chez ses beaux-parents, avec ses deux garçons et bientôt sa fille Chifra, mariée à Schulim, un homme bon qui revient de la guerre mais est possédé par le démon du jeu. Les pogroms se multiplient, la misère est omniprésente, l’antisémitisme est partout. En 1912, La France, son mari et ses enfants déjà émigrés, l’accueillent comme des milliers d’autres réfugiés d’Europe centrale. Idiss, émerveillée par la République, la prospérité va y trouver la paix, la joie de vivre et une vie familiale épanouie. C’est le temps du bonheur, partagé lors de pique-niques, avant d’être rattrapée par l’arrivée au pouvoir en Allemagne d’un modeste peintre du dimanche.

Le monde s’assombrit mais Fred Bernard ne plonge pas sa palette de couleurs dans le noir pour autant. Idriss, même dans les difficultés les plus rudes, reste lumineuse et sa personne éclaire encore les pages les plus tristes.. Le scénario limpide de Richard Malka met au premier plan l amour d’un petit-fils à sa grand-mère en respectant le texte d’origine. Idiss incarne l’une des plus grandes tragédies de l’Histoire mais l’amour qu’elle prodigue aux siens, l’amour qu’elle voue à ce pays qui l’a accueilli atténue la violence de l’Histoire. Aimer, protéger, entourer, inciter, « il n’y a jamais d’excuse à ne pas exceller », sont des valeurs qui explosent au fil des planches et semblent finalement supérieures aux forces de l’obscurité et de la haine. Idiss est vainqueur et emmène avec elle toute sa famille, même meurtrie, même disséminée.

« Quand tu auras mon âge » déclare Idiss à la fin de sa vie à sa belle fille Marguerite, « tu sauras que les vieillards ne vivent que par l’amour de leurs petits-enfants… Les voir, les toucher, c’était ma source de vie ». Le témoignage tendre et respectueux de son petit-fils Robert démontre qu’elle aussi était une source de vie pour les êtres qui avaient la chance de l’entourer.

Eric

Dessiner encore

Les Arènes

28,00
par (Librairie La Grande Ourse)
18 mars 2021

Magistral !

« Dessiner encore », dessiner encore. Il y’a du Bernard Lavilliers dans cette injonction, comme dans celle qu’il chante à l’égard des sidérurgistes menacés de chômage. « Travailler encore », « Dessiner encore », travailler, dessiner, agir, s’occuper, faire ce que l’on sait faire, ce pour quoi on est né: pour ne pas sombrer, couler, être submergé par la vague du chômage ou de la mort. Comme Catherine Meurisse notamment, sortie de l’horreur par la quête de la beauté, Coco ne peut s’extraire du traumatisme subi que par ses crayons. C’est justement le crayon de Boucq qui nous avait envoyé la dernière image de la dessinatrice dans le remarquable ouvrage « Janvier 2015. Le procès ». Il avait saisi Coco refaisant, à l’audience du 8 septembre 2020, ses gestes du 7 janvier 2015, cette mise à genoux, mains sur la tête, tête penchée vers le sol. Alors il fallait revivre cette journée, recommencer, redire, et même redessiner ces moments où tout bascule à jamais. Devant le tribunal, comme dans cet ouvrage. Raconter le départ précipité de la rédaction pour aller à la crèche, revoir ces deux ombres, deux linceuls noirs qui vous menacent, refaire ce code qui va ouvrir la porte du journal aux silhouettes noires armées, pour enfin pouvoir extraire ce traumatisme indicible lorsque « la mort est là. Tout près ».

Quand Riss ou Philippe Lançon firent appel aux mots, Coco, après Luz et Catherine Meurisse, appose à ces phrases, des dessins, des couleurs sur la feuille blanche pour raconter.
Il y’a les dessins narratifs, ceux qui disent l’histoire des attentats, leur origine, les procédures judiciaires, les lâchetés d’une partie du monde médiatique, journalistique, politique. Coco, de son statut d’abord de pigiste, puis de membre de la rédaction, pose son regard d’incompréhension sur ces « Oui. Mais… », ces accusations « d’ajouter de l’huile sur le feu », comme si il y’avait des moments pour la liberté, parfois, souvent, mais pas tout le temps. Elle se dessine alors avec des yeux ronds, surpris, figés devant ce qu’elle ne peut comprendre.

En bonne chroniqueuse, on revit avec elle le 11 janvier, la création du numéro « des survivants » mais on la suit encore avec plus de passion lorsqu’elle exprime son mal être, sa souffrance, se détachant de l’histoire du journal et de la relation des évènements, pour se raconter elle.

« Je me lève 7, je vis 7, je mange 7, je dors … pas ».

Pour beaucoup, le dessin de Coco est un dessin de crobard, ces croquis rapidement saisis qui racontent en quelques traits brefs, sommaires, mais efficaces l’humour, l’actualité et surtout les dixièmes de seconde essentiels de la vie. Avec « Dessiner encore », on découvre l’immense talent de la dessinatrice, sa capacité à mettre des dessins sur des états d’âme, à multiplier les techniques de mise en page pour dire et montrer. Le dessin permet d’utiliser la métaphore et c’est lui qui nous fait nous envoler avec Coco sur un bel oiseau, tenter de s’accrocher à ses ailes, se tenir debout sur son dos, avant de chuter. Plus tard, comme dans les cases d’un échiquier mortel, aux carrés rouges et noirs, on imagine toutes les situations, à l’entrée de la salle de rédaction, le 7 janvier: « Et si je », « Et si ». Autant de cases comme autant de possibilités de jouer entre la vie et la mort. Mais un jeu inutile car les jeux sont faits. Les Kalachnikov sont plus fortes que les tours ou les rois. Les dessins sont sombres mais jamais opaques, jamais totalement noirs. C’est l’obscurité plutôt qui domine, celle qui trace des méandres, des fils de soie, sous nos paupières quand nous fermons les yeux.

Puisque il faut bien continuer à vivre et tenter « d’aller chercher le trauma », de l’extraire, la couleur se révèle nécessaire. Elle prend presque toujours la lumière de la campagne, du vert des arbres en fleurs, de l’ocre de l’automne, de la nature derrière les carreaux d’une fenêtre omniprésente, ouverture vers l’extérieur, vers le monde du dehors. La couleur comme symbole de ce qu’un spécialiste appelle un « endroit refuge », un endroit protecteur, quand la souffrance devient trop grande. Et puis il y’a le bleu, le bleu de la couverture, le bleu de la pochette qui contient les documents d’aide aux victimes, le bleu comme une bulle de vie dans le marron de la souffrance. Et le bleu de la mer, celle que Coco dessine comme la vague d’Hokusai, porteuse de colliers de perles d’eau, blanches, étincelantes. C’est une vague qui flue et reflue, qui enfonce, engloutit et relève, redresse la dessinatrice brinquebalée au fil de ses états d’âme. Mais l’eau porte, supporte nos corps au dessus des ombres des linceuls noirs qui coulent inexorablement vers le néant. Il faut bien vivre.

Alors « dessiner encore »? La réponse, Coco, vous l’apportez vous même: « Je lutte. Je veux dessiner encore. Que suis-je? Illégitime ou nécessaire ?Arrête de te torturer. Tais toi et dessine ».
Dessinez Coco. Encore et toujours.

Eric

Emmanuel Guibert, En bonne compagnie

En bonne compagnie

Impressions nouvelles

35,00
par (Librairie La Grande Ourse)
18 mars 2021

Une magnifique monographie

Il est LE dessinateur de ces deux dernières années: réimpressions multiples, articles dans la presse, prix, Emmanuel Guibert, habituellement si discret, est omniprésent dans le monde de la BD et de la littérature. Grand Prix, unanimement apprécié, du festival d’Angoulême 2020, il avait investi l’Académie des Beaux-Arts de Paris avant d’exposer jusqu’au 27 juin sur les murs du musée d’Angoulême, sous le titre « En bonne compagnie », un titre révélateur pour une exposition monographique qu’accompagne ce magnifique ouvrage homonyme.

Guibert explique lui même le titre: « comme je ne vais pas pouvoir faire autrement que de parler de moi dans ce livre, commençons par parler des autres ». Il est ainsi, le dessinateur mondialement reconnu, le « je » n’est pas son fort mais en parlant des autres, lorsqu’il fait le portrait de dix créateurs amis, on fait mieux connaissance avec le dessinateur lui même. Par transparence apparaît un Guibert attentionné dont Jacques Samson, co-auteur dit de lui qu’il possède « cette forme particulière de l’attention, orientée vers les autres, que l’on désigne sous le nom d’empathie ». Apprendre des autres, chercher à leur contact de nouvelles techniques, de nouveaux styles, est le credo du créateur et l’on est profondément touché lorsqu’il raconte ses rencontres avec le dessinateur chinois Xin, la peintre varengevillaise Micheline Bousquet ou encore Leland, un peintre taïwanais autiste.

C’est bien ce goût des autres qui est à l’origine de ses oeuvres majeures quand il consacre dix années de sa vie à retranscrire l’existence d’Alan Ingram Cope, cet ancien GI ou le reporter photographe Didier Lefèvre en Afghanistan. Pour créer ce type d’ouvrages, Guibert a besoin de dialogues, d’amitié. Il refuse ainsi de raconter la vie d’un résistant trop méconnu Michel Hollard parce qu’il ne consacrera « pas de livre à quelqu’un que je n’ai pas connu ». Par contre il lui offre 98 magnifiques pochades, sous forme de damiers, comme autant de passages clandestins de la frontière suisse.

Cette passion pour les autres on la retrouve dans les entretiens des deux auteurs que l’on doit qualifier de discussions à bâtons rompus. On y découvre notamment combien à chaque vision, chaque volonté de reproduire Guibert utilise un médium, celui qui rendra le mieux l’émotion ressentie: «  si on a une ou deux techniques humides et deux ou trois techniques sèches dans le sac à dos, on arrive à peu près à tout traiter ». Acrylique, craie, terre crue, pipettes pour solution nasale, il expérimente tout, soucieux de trouver à chaque création le médium le plus adéquat.

Magnifiquement mise en pages cette monographie répond parfaitement à la dernière caractéristique du genre: reproduction de croquis, d’esquisses, d’ébauches, de documents rares qui témoignent des multiples techniques utilisées, des styles variés et de la vitalité créatrice d’un auteur capable d’oeuvres de grande envergure inoubliable mais aussi de publier des carnets de croquis dont il a appris avec Frédéric Lemercier le rythme de mise en page, entre dessins et texte. Emmanuel Guibert a en effet un autre talent, celui d’écrire comme en atteste la parution de son dernier livre « Mike » (Gallimard) consacré à la mort d’un ami architecte. « Ecrire et dessiner c’est la porte à côté » aime t’il dire.

Cet ouvrage est indispensable pour les connaisseurs de Guibert mais aussi pour ceux qui ont la chance de ne pas l’avoir encore découvert. Il ouvre les portes d’un monde magnifique en fournissant des clés essentielles d’une oeuvre unique et majeure. Aucun doute vous serez avec Emmanuel Guibert « en bonne compagnie » tout au long de cette lecture. Et pour les lecteurs de la Grande Ourse, vous retrouverez souvent en dessins ou dans les textes l'évocation de Varengeville et de sa région.

Eric