La guerre est une ruse

La guerre est une ruse

Frédéric Paulin

Agullo

  • par (Libraire)
    6 octobre 2018

    Un grand roman passionnant et terrible

    Début d’une trilogie, La guerre est une ruse est un roman noir à la James Ellroy, un roman d’espionnage à la John Le Carré, extrêmement documenté avec une vraie trame romanesque et des personnages qui vivent tous dans l’urgence de la grande histoire. Un peu comme si nous étions à la section Algérie du Bureau des légendes, ce texte nous entraîne dans le tumulte et le chaos algérien des années 90. De cette histoire complexe, de cet incroyable jeu de dupe dont on ne sait jamais tout à lait qui manipule qui, on ressort abasourdi. C’est un grand roman passionnant et terrible.


  • par (Libraire)
    28 septembre 2018

    Chronique d'une décénnie noire

    1992-1995
    Dans les pas d'un agent français de la DGSE, une plongée dans la guerre civile Algérienne dont la ligne de front s'étend d'Alger à Paris.
    Un récit à hauteur d'Hommes sur un pan méconnu de notre histoire contemporaine qui nous éclaire sur le monde d'aujourd'hui.
    Dans la lignée d'un DOA ou d'un Don Winslow; Frédéric Paulin signe, avec ce premier tome d'une trilogie annoncé, un grand roman d'espionnage et de géopolitque qui fera date.
    Glaçant et Passionnant.


  • 13 septembre 2018

    Algérie

    Merci, Monsieur Paulin, vous avez réussi à m’intéresser à l’histoire sombre de l’Algérie après l’indépendance.

    Je n’y connaissais rien, et ne souhaitais pas faire de différence entre le GIA et le FIS. J’ignorais même les noms de certains dirigeants du pays. (Ah, mon inculture crasse….).

    Mais vous, vous avez réussi à me passionner pour ce pays.

    Grâce à Benlazar j’ai suivi avec attention et découvert avec effroi les compromissions permettant les massacres de la population algérienne.

    J’étais triste du destin de Bellevue, et exaspéré par ses remplaçants.

    J’ai hâte de savoir ce que va faire Gh’zala : restera-t-elle en France, ou son désir d’Algérie sera-t-il el plus fort ?

    Et que va-t-il advenir de Fadoul que Bellevue n’a jamais épousé ?

    Et le méchant aux lunettes à monture doré parviendra-t-il à se hisser dans la hiérarchie ?

    Même si je ne connais pas la géographie de la ville d’Alger, je me suis sentie comme à la maison dans ses rues, j’ai eu peur dans la Casbah, j’ai senti le désert.

    J’ai aimé le personnage de Benlazar, ses failles, ses compromissions mais aussi ses indignations.

    Vite, la suite !

    L’image que je retiendrai :

    Celle des dates des tueries et du nombres de morts égrenés comme un chapelet.

    https://alexmotamots.fr/la-guerre-est-une-ruse-frederic-paulin/


  • par (Libraire)
    11 septembre 2018

    un grand coup de coeur, et ce n'est que le début d'une trilogie ...

    1992-1995. L’Algérie n’en finit plus d’exploser de toute part… pouvoir politique, armée, FIS, modérés ou islamistes radicaux, attentats ou complots, corruption, ingérence de la France… dans ce micmac, on ne sait plus qui dirige vraiment le pays. Tedj Benlazar, agent français d’origine algérienne de la DGSE, semble seul se rendre compte de l’ampleur et de la mainmise des terroristes sur le pays et, déjà, sur la France. Noir, dense, un texte qu’on ne lâche pas.


  • 9 septembre 2018

    L'espionnage à la française

    Les romans d’espionnage à la française se font rares. Raison suffisante pour qu’on ait envie d’y regarder de près quand il en arrive un. Si, en prime, l’auteur défriche un sujet méconnu, l’intérêt redouble. Et s’il développe une théorie renversante, alors on se sent prêt à le suivre au bout du monde. Frédéric Paulin ne nous entraîne pas aussi loin, juste au Maghreb. Mais l’argument de « La guerre est une ruse », dixième titre de sa bibliographie très éclectique, suffit à ferrer tout lecteur un peu curieux.

    Le livre nous ramène à une période récente, tragique, où Français et Algériens vont comprendre que leurs histoires respectives restent plus imbriquées que jamais. A l’aube des années 90, les généraux d’Alger viennent d’annuler les élections générales et répriment les islamistes qui les ont gagnées. Sur place, un agent des services français de renseignement, toléré par ses homologues locaux, découvre le jeu trouble auquel ceux-ci se livrent. Répression en façade, infiltration en sous-main.

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Libraire)
    24 août 2018

    Nid de serpents

    S'il est un moment historique peu connu, ce sont bien les années 90 en Algérie. Plongé dans une tourmente politique qui deviendra meurtrière, le pays, à cette époque, disparaît des radars médiatiques européens, occupés à compter les casques bleus envoyés dans une Yougoslavie déchirée. Il faudra l'attentat de la gare RER St Michel pour que la France commence à se demander ce qu'est ce mystérieux GIA, Groupe islamique armé, qui s'en prend à ses citoyens.

    Avec ce livre, Frédéric Paulin remet les pendules à l'heure et promis, après la lecture de ce thriller d'espionnage, vous aurez tout compris sur les enjeux de ces années charnières.
    A la fois extrêmement documenté et d'une narration très fluide, Paulin réussit à imbriquer des intrigues à suspens tout en expliquant de manière limpide ce qui se tramait dans les cabinets noirs sur chaque rive de la Méditerranée.
    C'est un roman explosif, haletant, puissant, qui n'hésite pas à prendre parti et asséner que l'horreur terroriste que l'Europe connaît dans les années 2010 ne vient pas de nulle part.


  • par (Libraire)
    28 juillet 2018

    Magistral!

    Frédéric Paulin fait une rentrée magistrale avec ce roman dans le monde du polar politique ."La guerre est une ruse" se déroule dans l'Algérie des années 90 en proie à la guerre civile. Une guerre meurtrière qui opposa,on s'en souvient, pendant dix ans le gouvernement algérien,tenu par les militaires, à divers groupes islamistes (F.I.S, G.I.A ...). A travers le destin d'un agent Français de la DGSE c'est toute la complexité de l'âme algérienne que Frédéric Paulin nous donne à comprendre dans ce roman chorale admirablement bien rythmé et visiblement bien renseigné.
    On frémit à la découverte de tout ce qui s'est passé."...la tristesse, le deuil,en Algérie, de nos jours, c'est comme le sable dans le désert: des milliards de grains, les uns contre les autres, une étendue tellement vaste qu'on en voit pas la fin". C'est devenu cela son pays , songe un des personnages du roman: "des individus comme des grains de sable, pas plus réactifs, tout aussi incapables de s'extirper de la trop vaste étendue de la terreur quotidienne".
    Magistral! Oui! Magistral!