La Chaleur

La Chaleur

Victor Jestin

Flammarion

  • par (Libraire)
    22 octobre 2019

    Un premier roman comme un premier amour d'été

    Un premier roman comme un premier amour d'été. Vif, intense, destructeur et fondateur à la fois. Léopold, 17 ans, vit son énième été dans ce camping au bord de la plage. Sauf que cet été ne sera pas comme les autres. Au détour d'une dune, un drame. Et Léopold, là, en face. Qui en est le témoin. Ou le coupable ? Dans ce roman fulgurant à lire absolument d'une seule traite, un corps fait écho à un autre dans cette chaleur moite et malaisée de la fin de l'innocence qu'est l'adolescence. Victor Jestin réussit la prouesse de nous faire revivre avec douleur cette période charnière de nos vies, d'une écriture sans concession.


  • 12 octobre 2019

    Conseillé par Agathe

    Avec ce premier roman Victor Jestin, un tout jeune auteur nantais, frappe fort et de façon précise. Marquant les esprits à sa manière, ce texte se dévore et ne se lâche pas tant que l'on n'arrive pas jusqu'au bout.

    Nous allons donc suivre un adolescent venu en vacances avec sa famille dans un camping du sud de la France, un adolescent quelque peu à la marge, mal dans sa peau et qui ne ressent pas ce besoin de se sociabiliser comme tous les autres jeunes de son âge.

    Le roman s'ouvre par une nuit sur la plage, où le jeune se ballade et tombe nez à nez avec un autre adolescent en train de mourir sous ses yeux. Au lieu de lui venir en aide, le jeune ne sait pas ce qu'il lui prend mais sans bouger il va le regarder mourir puis après qu'il ait rendu son dernier souffle, va l'enterrer sur la plage. Après cela, il va rentrer dormir dans sa tente comme si de rien n'était.

    Le reste du roman se déroule entièrement le lendemain de son action malsaine. Toute la journée, le jeune adolescent sera tiraillé entre le stress de se faire prendre et l'excitation d'avoir fait quelque chose d'illégal. Le livre porte bien son nom car le narrateur est écrasé par cette chaleur ambiante de vacances. C'est pesant, il y a comme une sorte de bulle autour du narrateur et du lecteur, dans laquelle règne la musique trop forte du camping et la moiteur de la météo. Il y a aussi la pression dont tout adolescent est victime lorsqu'il part en vacances : celle de «conclure». La pression sexuelle est donc tout aussi présente que l’appréhension dans ce roman. Le narrateur suffoque et le lecteur aussi.

    À l'image d’un élastique tendu mais qui ne se casse jamais, ce roman ne laisse vraiment pas indifférent.


  • par (Libraire)
    12 octobre 2019

    "La chaleur" le premier roman de Victor Jestin est tout simplement angoissant et complétement sidérant.
    Cette dernière journée de Camping en plein été va vous bouleverser par ce terrible acte que va commettre un jeune homme de 17 ans. Malgré cela ce personnage reste très attachant.


  • par (Libraire)
    1 octobre 2019

    Léonard, adolescent de 17 ans, passe ses vacances dans un camping de bord de mer, dans les Landes. Timide, solitaire et taciturne, l’adolescent n’est pas à l’aise dans ce camping où tout incite à être un campeur heureux. Il ne supporte pas la promiscuité, l’inconfort, les soirées avec des copains obligés, les animations du lapin rose. La veille du départ, Léonard assiste au suicide d’Oscar, un ado qu’il connaît vaguement, empêtré dans les cordes d’une balançoire. Il n’intervient pas. Désemparé, il décide de l’enfouir dans le sable de la plage, "c’était ça, la vraie bêtise" pense-t-il. Léonard est vite envahi par la culpabilité. Il voudrait que le corps soit découvert. À plusieurs reprises, il est sur le point d’avouer ce qu’il considère comme son crime. Mais au cours de ce dernier jour, il s’approche de Luce, ex-petite amie d’Oscar, une séductrice qui allume tous les garçons du camping, qui le séduit et lui fait connaître l’amour.
    On ne passe que vingt-quatre heures dans ce camping qui suffoque sous la chaleur d’un soleil implacable, chaleur qui ajoute un malaise poisseux à une atmosphère sombre et inquiétante.
    Le temps de la lecture, j’ai été partagé entre la crainte que Léonard dévoile son forfait et l’envie qu’il se libère en l’avouant. On ne peut rester passif devant la souffrance de cet ado solitaire et mal dans sa peau qui a commis un geste dont il n’a pas mesuré les conséquences.
    Outre qu’il décrit très bien une forme du malaise adolescent, le roman pose la question de la responsabilité et du sens du comportement d’un ado qui se piège lui-même. Ce roman sombre et presque glauque est vraiment juste.
    À 25 ans, Victor Jestin a brillamment réussi son premier roman.


  • par (Libraire)
    25 septembre 2019

    Léonard, 17 ans, va vivre l'horreur.

    Ce roman nous raconte la culpabilité d'un adolescent, mais également ses amitiés, ses amours de vacances... Sans oublier sa solitude.
    Qu'a-t-il fait ? Comment continuer de feindre l'indifférence ?

    Lou.


  • par (Libraire)
    23 septembre 2019

    Résistance au bonheur

    Un premier roman impeccable, bien construit et sobrement écrit. On y parle de la culpabilité et des premiers émois de l'adolescence. On y ressent l'obligation au bonheur comme une intrusion assez violente et réaliste. La chaleur est à la fois de l'angoisse poisseuse et une promesse sensuelle. Très prometteur !


  • par (Libraire)
    20 septembre 2019

    Un roman ambitieu

    Un premier roman court mais marquant ! La chaleur vous saisira et marquera votre esprit très longtemps après l'avoir refermé


  • par (Libraire)
    2 septembre 2019

    Léonard est en vacances avec ses parents et sa petite sœur dans un immense camping des Landes. Ado timide, il a du mal à se faire des amis. Pourtant, le dernier jour des vacances va être différent.
    Victor Jestin réussit à merveille à rendre l’ambiance de ce camping où tout le monde doit faire la fête et s’amuser le temps des vacances. La chaleur est omniprésente et pèse de tout son poids sur le jeune Léonard et aussi sur le lecteur ! Le premier roman d’un jeune auteur prometteur.
    Valérie


  • par (Libraire)
    28 août 2019

    Ah, l'été quand on est jeune!Les premières fois, l'amour et les désirs naissants !
    Pour Léonard, l'été aurait pu se résumer à cela, s'il n'y avait pas eu cette triste découverte ...
    Dès lors va commencer pour le garçon un terrible compte à rebours sous cette chaleur poisseuse de fin de vacances ...
    Aude


  • par (Libraire)
    26 août 2019

    L'étranger en adolescence

    La chaleur est une petite friandise littéraire.
    Sous la chaleur de l'été le personnage de Léonard se retrouve en pleine introspection suite au décès du jeune Oscar.
    Malgré cette disparition la vie du camping continue.
    Une ambiance qui n'est pas sans rappeler l’Étranger de Camus et une fin qui nous surprend font de se livre un bon moment pour finir l’Été.